
Ce roman historique, inspiré de faits réels, retrace l'expédition franco-britannique de 1860 en Chine et le pillage du Palais d'Été de Pékin. Après les victoires militaires de Dagu et Palikao, les armées alliées découvrent le Palais d'Été (Yuanmingyuan), résidence impériale aux trésors millénaires. Face à ces richesses, la discipline s'effondre : durant trois jours, les soldats pillent systématiquement porcelaines, jades et bronzes. Les Britanniques incendient ensuite le palais. Acheminés en France, les objets volés sont offerts à l'impératrice Eugénie qui crée le musée chinois de Fontainebleau. Victor Hugo dénonce publiquement ce pillage, qualifiant la France et l'Angleterre de « bandits ». Le diplomate chinois Pin Chun réclame la restitution des trésors, prophétisant que la Chine n'oubliera jamais cette humiliation. Le roman explore les consciences tourmentées des personnages face à la transformation hypocrite du pillage en « préservation culturelle ».